Stress, anxiété, réactions émotionnelles

Auto-thérapie contre le stress, l’anxiété, les réactions émotionnelles

3 liens audios vers une émission intéressante. Présentée par Bénédicte Draillard

Stress, anxiété, réactions émotionnelles ou comportementales incontrôlées : il existe des méthodes thérapeutiques que l’on peut exercer seul chez soi. Explications du Dr Emmanuel Contamin.

Auto-thérapie contre l’anxiété, le stress, les réactions émotionnelles (1/3)

Présentée par Bénédicte Draillard

https://rcf.fr/node/2008564

Auto-thérapie contre le stress, l’anxiété, les réactions émotionnelles (2/3)

Présentée par Bénédicte Draillard

https://rcf.fr/node/2013913

Auto-thérapie contre les réactions émotionnelles, le stress, l’anxiété (3/3)

Présentée par Bénédicte Draillard

https://rcf.fr/node/2059636

BIBLIOGRAPHIE

La réflexologie aide précieuse sur le stress en recentrant les gens sur eux-mêmes et en les reliant davantage à leur corps. Note Virginie pour Olp réflexologue qui intervient avec l’association de l'Escale de la ligue contre le cancer.

Stress anxiété réactions émotionnelles & Réflexologie plantaire

« La réflexologie aide dans ces situations car elle agit sur le stress en recentrant les gens sur eux-mêmes et en les reliant davantage à leur corps », note Cécile Rémy, réflexologue qui intervient notamment avec l’association Etincelle auprès de femmes atteintes d’un cancer.

Car, la réflexologie plantaire utilise des points spécifiques associés à la détente.

Que l’on consulte pour un stress passager ou des angoisses récurrentes, le praticien commence toujours par induire un état de relaxation. « Le simple fait de toucher et de masser les pieds crée une sensation de bien-être et libère des endorphines. En cas de stress profond, lorsque certaines zones du pied sont trop douloureuses pour être touchées, la ou les première(s) séance(s) sont consacrées uniquement à obtenir un état de détente suffisant pour ensuite stimuler des points précis », détaille Cécile Rémy.

Ces points liés à l’anxiété sont nombreux : « Il s’agit notamment de points en lien avec des zones du cerveau comme l’hypophyse ou l’hypothalamus, situés au niveau du gros orteil », précise le Dr Magnac. Mais aussi sur les zones correspondant au diaphragme pour relâcher la respiration, au plexus solaire, aux glandes surrénales qui génèrent l’hormone du stress…

Stress, anxiété, réactions émotionnelles ou comportementales incontrôlées : il existe des méthodes thérapeutiques que l'on peut exercer seul chez soi.

Enfin, le praticien stimule d’autres points en fonction de la façon dont se manifeste l’anxiété : troubles digestifs, problèmes de sommeil, tensions au niveau des trapèzes…

Le client peut compter sur des résultats plus ou moins rapides.
Le traitement demande en moyenne 5 séances, même s’il est très individuel et peut aussi être plus court. « Cela dépend évidemment de l’ancienneté de l’anxiété : une ou deux séances peuvent suffire en cas de stress léger », précise le Dr Magnac.

Stress, anxiété, réactions émotionnelles, des auto-thérapies existent

La première séance est toujours longue (45 min environ) puis le praticien propose des séances plus courtes (20 à 30 min), espacées d’une à trois semaines selon les besoins. « L’effet est en général ressenti dès la première séance. Si aucun changement n’est observé au bout de la troisième, il vaut mieux arrêter, cela signifie que la méthode ne convient pas », estime Cécile Rémy.

La contre-indication majeure est une phlébite ou une thrombose car la stimulation de la voûte plantaire modifie la circulation veineuse. Le praticien vérifie aussi qu’il n’y a pas d’infection, de blessure, de douleur sur les pieds. En revanche, pas d’interdiction en cas de cancer puisque la méthode est proposée dans certains instituts d’oncologie, à condition de consulter un professionnel en lien avec l’équipe médicale.

Où trouver un réflexologue ?
L’ répertorie les praticiens formés dans l’une des huit écoles reconnues. Celui du Syndicat professionnel des réflexologues recense les professionnels certifiés (“RNCP”, pour Répertoire national des certifications professionnelles).

Combien ça coûte ? Compter autour de 30 à 40 € pour une séance courte, 50 à 80 € pour une séance longue, prix très variable selon le praticien et la région.
Ce n’est pas pris en charge par la Sécurité sociale. Mais certaines mutuelles proposent des forfaits et remboursent en moyenne une à trois séances par an.

COVID19

COVID19 : coronavirus et cancer. Précautions à prendre.

COVID19 : coronavirus et cancer. Précautions à prendre.

COVID19 : coronavirus et cancer. Précautions à prendre.

| 06 avril 2020 | par Caducee.net | | Partager

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COVID19 : coronavirus et cancer, quelles sont les précautions à prendre ?

En raison de la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement, la Ligue contre le Cancer a publié ses recommandations à destination des personnes atteintes de cancer et leurs proches. Puis-je continuer mes traitements anti-cancer ? Comment se protéger face au coronavirus ? Comment aider un proche malade ? Voici une synthèse des recommandations de la Ligue contre le Cancer proposée par le Dr André Philippe Davody.

COVID19 : Coronavirus : puis-je continuer mon traitement anti-cancer en centre de soins ?

Comme le souligne la Ligue, il ne faut pas interrompre sa chimiothérapie ou ses séances de radiothérapie si le traitement a déjà débuté. Certains traitements peuvent continuer à domicile de façon à réduire le nombre de sorties et de rendez-vous dans votre centre de soins. Si cela n’est pas possible, l’équipe soignante responsable de votre traitement fera le nécessaire pour vous transmettre une prescription de transport.

Concernant l’hormonothérapie, la décision de maintien ou d’arrêt du traitement sera aussi prise par votre médecin. Certains médicaments affaiblissent le système immunitaire. Par exemple, les patients traités pour un cancer de la prostate sous hormonothérapie longue peuvent se montrer plus fragiles face au COVID-19, en fonction du traitement et de son dosage. En cas de doute, parlez-en avec votre médecin habituel.

Ai-je plus de risques d’attraper le COVID19 si je suis un traitement anti-cancer ?

Les personnes atteintes d’un cancer subissent des traitements qui peuvent fragiliser le système immunitaire. De ce fait, elles deviennent plus fragiles face aux infections virales comme le COVID-19.

On estime que le risque de complications respiratoires est 4 à 5 fois plus élevé chez les malades porteurs d’un cancer. Leur développement est par ailleurs plus précipité, notamment lors de traitements récents, comme chez les patients ayant subi une chimiothérapie ou une chirurgie ces dernières semaines.

En cas d’infection au COVID-19, le traitement des personnes atteintes de cancer doit avoir lieu avec toutes les précautions nécessaires : isolement face aux autres patients, services dédiés, etc. Votre médecin peut aussi décider de suspendre votre traitement de façon provisoire. En cas de symptômes ou de contact avec une personne infectée, communiquez au plus vite cette information à votre équipe soignante habituelle.

COVID19 : Actuellement en rémission, mon traitement passé augmente-t-il mon risque d’attraper le virus ?

Il existe des traitements anti-cancer, comme la chimiothérapie, qui peuvent fragiliser les défenses immunitaires. Certains cancers représentent également un risque accru de contracter le COVID-19. Même en période de rémission et après la fin des traitements, le système immunitaire peut rester fragile, notamment chez les personnes âgées. Il faut donc être extrêmement attentif. On conseille fortement de bien appliquer tous les gestes barrières au quotidien, de respecter les mesures de distanciation sociale, et de signaler tout symptôme anormal à son médecin.

Par ailleurs, la Ligue contre le cancer recommande d’éviter les lieux confinés si vous présentez des symptômes ressemblant à ceux du coronavirus (toux, fièvre, rhume, fatigue importante…). Si vous êtes actuellement en soins de support post cancer, il sera peut-être nécessaire de les interrompre de façon momentanée.

COVID19 : coronavirus et cancer. Précautions à prendre.

Covid19 : Comment protéger une personne atteinte de cancer ? Que surveiller en tant que proche ?

Si vous vivez avec une personne atteinte d’un cancer, ou si vous vous occupez d’un malade de façon rapprochée, il faut impérativement être attentif aux symptômes d’apparition récente et contacter son médecin en cas de besoin.

Par ailleurs, les gestes barrières doivent être suivis scrupuleusement pour éviter la contamination et la propagation du coronavirus :

  • Lavez-vous les mains toutes les heures (en suivant les recommandations de l’OMS) ;
  • Toussez ou éternuez dans le pli de votre coude ou dans un mouchoir ;
  • Saluez sans se serrer la main et sans embrassades ;
  • Utilisez des mouchoirs à usage unique et jetez-les ;
  • Pratiquez la distanciation sociale et respectez la distance d’au moins un mètre ;
  • Limitez les déplacements et les contacts au strict minimum ;
  • Portez un masque chirurgical en cas de symptômes ;

Éventuellement, évitez provisoirement le contact physique avec la personne atteinte de cancer et privilégiez le téléphone, les messages, et les appels vidéos. Pour autant, pensez à maintenir un lien social rapproché et contactez très régulièrement votre proche par téléphone pour être sûr que tout va bien. Cela est valable pour détecter les soucis de santé, mais aussi pour éviter tout sentiment d’isolement social.

COVID19 : coronavirus et cancer. Précautions à prendre.

Le Dr André Philippe Davody est Chirurgien Urologue, spécialiste en chirurgie robotique (Da Vinci) et en chirurgie urologique. Il est inscrit depuis 1984 au tableau de l’Ordre des Médecins de la ville de Paris ainsi qu’expert près la Cour Administrative d’Appel de Paris depuis 1999.

Médecines complémentaires

Réflexologie plantaire soin de support


Comment expliquer le succès des médecines complémentaires ?

Selon une enquête réalisée en 2019 (par l’institut Harris Interactive pour Santéclair) près de 60% des Français ont consulté un spécialiste en médecine alternative dite médecine complémentaire. Et ce chiffre est en constante augmentation ! Pourtant ces thérapies sont souvent discréditées. Les tenants de la médecine conventionnelle et un certain nombre de médias se moquent régulièrement, les suspectent.

Comment alors comprendre la popularité croissante des médecines complémentaires ?

Premièrement, la médecine conventionnelle est en perte de vitesse.
Aujourd’hui, on répertorie plus de 400 médecines complémentaires en France. La phytothérapie, l’acupuncture, l’homéopathie et la naturopathie comptent parmi les plus connues. La réflexologie plantaire les talonne de peu 😉
Aussi appelées médecines alternatives, ces pratiques se différencient par l’usage exclusif de techniques ou de médicaments naturels. Contrairement à la médecine conventionnelle, elles puisent dans les ressources existantes (nature, travail sur la psychologie) pour débloquer des mécanismes de guérison.


Ces dernières années, les médecines complémentaires ont énormément gagné le cœur des Français. Selon une enquête réalisée en 2019 (par l’institut Harris Interactive pour Santéclair)près de 60% de nos compatriotes ont consulté un spécialiste en médecine alternative. Aussi, plus de 40% des Français utilisent régulièrement ces thérapeutiques. Et ces chiffres sont en constante augmentation.

Pourquoi un tel engouement pour ces pratiques vilipendées par les tenants de la médecine officielle ?


Naturelles, non invasives, inoffensives, voilà pourquoi elles ont le vent en poupe !
Ces médecines complémentaires font une percée parce qu’on ne leur connait pas d’effets secondaires. A l’inverse des médicaments classiques qui traînent souvent des scandales (affaire Mediator par exemple).
Les médecines alternatives reposent également sur des techniques ou des médicaments naturels qui rassurent et apaisent. Elles ne sont pas invasives ou douloureuses comme la radio et la chirurgie.
Par ailleurs, les médecines complémentaires sont extrêmement utiles dans le traitement des maux ou douleurs basiques. Des rhumes, des courbatures ou des maux de tête sont très bien suivis. Elles peuvent en outre soigner des problèmes plus profonds tels que la difficulté d’endormissement, de concentration ou les soucis digestifs.


Chez le thérapeute, en médecines complémentaires, l’attention accordée au patient fait la différence.


Car enfin, les Français préfèrent les médecines alternatives parce qu’elles sont portées sur le respect de l’équilibre naturel (qui évite de tomber malade par la prévention notamment) et surtout sur l’humain.
Le Dr Michel Raymond (directeur de recherche au CNRS et auteur du livre Le pouvoir de guérir) souligne justement que ce n’est pas le médicament qui soigne le patient. Il y a aussi l’attitude. L’attitude du médecin dans le supposé effet placebo des médecines alternatives.
« Plus il est empathique et avenant, plus il passe de temps avec le patient, plus l’effet placebo va être important », expliquait le Dr Michel Raymond (sur Europe 1, le lundi 18 mai 2020).
Ce rôle du médecin est particulièrement déterminant au niveau des enfants. Car, ils considèrent l’adulte comme une personne impressionnante. Et quand le médecin est une femme (la femme serait plus empathique que l’homme), les bénéfices sur la santé du patient seraient plus importants encore.


L’avenir de la médecine n’est-elle dans les médecines complémentaires ?.


« Le véritable effet passe par l’importance que le médecin accorde à son patient ». Ainsi insiste le Dr Michel Raymond. Cela se vérifie particulièrement avec les traitements homéopathiques, devenus des exemples emblématiques de l’effet placebo.
« Le médecin homéopathe passe énormément de temps avec son patient, une heure en moyenne, contre moins d’un quart d’heure pour un médecin traditionnel », explique-t-il. Une approche qui fait des médecines complémentaires l’avenir de la médecine

Article paru le 26/05/2020 – Par SafeMed – Médecine iatrogène

#Coronavirus : « la désinfection chimique ne doit pas devenir une obligation »

Hygiène & sécurié

Coronavirus : la désinfection chimique ne doit pas devenir une obligation, tel est l’article du jour proposé par O les pieds.

Article tiré du caducée « Coronavirus : la désinfection chimique ne doit pas devenir une obligation ».

Le Comité pour le développement durable en santé s’alarme du retour à une désinfection chimique des lieux publics au prétexte d’une lutte contre l’épidémie de Coronavirus SARS-COV-2 et au mépris du code de l’Environnement. Tout en pointant les risques inhérents à un mauvais usage des désinfectants, il rappelle que dans la plupart des cas un nettoyage simple est largement suffisant pour éliminer un virus très sensible aux détergents. Le silence du ministère de la Transition écologique, des ARS et des agences en charge de la qualité des eaux sur ce sujet est pour le moins inquiétant.

La Terre est précieuse, magique & magnifique, fragile, protégeons la !

Les innombrables recommandations d’organisations publiques nationales et régionales s’abattent sur les professionnels de santé comme sur ceux d’établissements recevant du public. Primum Non Nocere, filiale d’expertise du Comité pour le développement durable en santé, les a recensées et comparées. Elles sont complexes, parfois incohérentes ou contradictoires.
Les professionnels de santé sont formés et rompus aux pratiques d’hygiène et disposent d’experts hygiénistes au sein des établissements hospitaliers. Les bonnes pratiques en milieu hospitalier devraient inspirer les autres secteurs économiques.
Désinfecter aveuglément ?!
Une confusion est entretenue entre le nettoyage et la désinfection. Une question pourtant primordiale à se poser pour respecter la balance bénéfice/risque, alpha et oméga d’une démarche en santé.

Stop à l'hygiène excessive qui a un effet dramatique pour l'écologie, notre planète Terre !


« Il faut rappeler que dans un hôpital, seul le sol des blocs opératoires justifie une désinfection, tous les autres sols peuvent simplement être nettoyés. Or, nous assistons actuellement à des désinfections massives inutiles dans des lieux publics : écoles, rues, Ehpad, etc. La peur et la désinformation génèrent la généralisation d’une désinfection chimique massive aux conséquences humaines et environnementales délétères. Il faut stopper cette destruction microbiologique », rappelle le Dr Philippe Carenco, médecin hygiéniste.
Les détergents et les savons sont efficaces pour inactiver le virus du Covid, parce que son enveloppe est constituée d’une membrane lipidique.
Pour le virus de la grippe par exemple (virus aussi enveloppé), il est démontré que le savonnage actif est plus rapidement efficace pour détruire le virus sur les mains que la simple application d’alcool sans frottage. Il est fort probable qu’il en soit de même pour le coronavirus.
Impact de la désinfection :
Le ministère de la Santé lançait il y a plus de 10 ans la campagne « Les antibiotiques, c’est pas automatique » sur le bon usage des antibiotiques pour lutter contre les effets d’antibiorésistance, c’est-à-dire l’adaptation des bactéries aux attaques antibiotiques qui mettent en échec le ou les traitements. Cette résistance entraîne de nombreux problèmes de santé publique, car des pathologies évoluent vers des formes plus sévères. Elle génère des bactéries multi-résistantes (BMR) qui sont la cause de 25 000 décès par an (source INSERM).
Les mêmes effets délétères d’une utilisation intensive des désinfectants, alors qu’ils ne sont pas toujours nécessaires, sont prévisibles et font craindre le renforcement de la mutation des bactéries et virus.

Se laver les mains, porter un masque dans les lieux clos, nettoyer au savon régulièrement les surfaces de contact suffit à maintenir une bonne hygiène pour lutter contre le Covid19


« Les fondamentaux de la santé publique sont oubliés dans cette folle fuite en avant. De même que “Les antibiotiques, c’est pas automatique”, la désinfection ne doit pas devenir une obligation. À court terme, nous devons déjà être très vigilants sur la santé des personnes qui utilisent ces produits. Certains établissements se sont vu proposer des désinfectants avec des allégations commerciales contre le Coronavirus, qui contiennent des substances reconnues dangereuses pour la santé comme des CMR (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques) et/ou des perturbateurs endocriniens », souligne Olivier Toma, fondateur de l’agence Primum Non Nocere et administrateur du C2DS.
Le rejet des désinfectants dans les milieux naturels est règlementé par le code de l’Environnement !
L’article L.1331-10 du code de la Santé publique précise : « Tout déversement d’eaux usées non domestiques dans les égouts publics doit être préalablement autorisé par la collectivité compétente et à laquelle appartiennent les ouvrages qui seront empruntés par ces eaux usées avant de rejoindre le milieu naturel. »
L’article L.216-6 du code de l’Environnement prévoit 2 ans d’emprisonnement et 75 000 €
d’amende pour les contrevenants.
Des recommandations contradictoires…

Coronavirus : la désinfection chimique ne doit pas devenir une obligation


Le Haut Conseil en santé publique (HCSP) recommande les désinfectants, mais l’Institut national de recherche et sécurité (INRS) ou le ministère du Travail, dans le protocole de déconfinement pour les entreprises par exemple, conseillent les détergents comme virucide, en particulier dans le cas où le virus est dit « enveloppé », ce qui est le cas du Covid-19.
« Une analyse bénéfice/risque doit être appliquée pour les milieux hébergeant des personnes sensibles (petite enfance, périnatalité, personnes allergiques) afin de décider du choix de la méthode de nettoyage, pendant l’épidémie de Covid-19, comme au long cours. Les « simples » détergents sont efficaces aussi parce qu’ils sont appliqués avec une action mécanique, le frottement par exemple. Comme à l’hôpital, les sols des écoles, des crèches, des Ehpad ou des restaurants peuvent être simplement nettoyés et non désinfectés », analyse le Dr Carenco.
Pas de désinfection sans nettoyage préalable à l’aide d’un détergent.
L’état de propreté de la surface conditionne la qualité de la désinfection ultérieure. Il s’agit en effet d’éliminer les matières organiques et les germes présents (bactéries, virus, champignons).
De plus, la désinfection est une opération au résultat éphémère : 2 heures en moyenne seulement.
Ensuite, les bactéries recolonisent naturellement le milieu (elles n’ont pas forcément besoin d’un hôte pour survivre), et les virus également par le toucher, le postillonnage, etc.
Si une désinfection s’impose : comment désinfecter ?
La désinfection mécanique, parfaitement efficace, perd du terrain face au tout chimique, dont 3 industriels détiennent 97 % du marché.
La désinfection peut se faire de manière mécanique, thermique ou chimique.
Des établissements hospitaliers utilisent par exemple la vapeur recommandée par la Société française d’hygiène hospitalière (SF2H), les ultraviolets (utilisé chez O Les Pieds grâce à son four dans son back-office ;-), et la micro-fibre en complément.

Les détergents sont issus soit de la biologie — ils sont appelés alors probiotiques et sont produits par plusieurs entreprises françaises — ; soit issus du pétrole, ils coûtent moins cher et 97 % du marché sont entre les mains de trois entreprises internationales Unilever/Procter&Gamble/Ecolab.
« Les industriels du pétrole expliquent que la désinfection est indispensable comme ceux du plastique cherchent à nous convaincre que les surfaces plastiques sont plus hygiéniques.

Nous revenons en arrière et perdons 15 ans de connaissances et de bonnes pratiques !

Cette désinformation est dangereuse et est cautionnée par l’État qui cherche à rassurer la population, même au mépris du code de l’Environnement ou en présence de fortes contradictions. Reprenons nos esprits, analysons la situation et assurons l’hygiène
indispensable en priorité avec des produits adaptés et fabriqués en France », explique OlivierToma, fondateur de PNN.
Quels sont les impacts environnementaux de cette fuite en avant ? Les désinfectants puissants, utilisés de façon déraisonnée, sont déversés directement dans l’environnement. Une pratique hautement nuisible et totalement disproportionnée dans l’immense majorité des cas.

Le monde pleure, la Terre souffre par la pollution.


L’air intérieur se charge en composés organiques volatils issus de ces produits et sa qualité est fortement impactée. Elle est « un enjeu majeur de santé publique » pour l’ANSES.
La qualité de l’eau, et en premier lieu sa potabilité via le retour inéluctable des eaux usées, est également impactée.

« La javel (hypochlorite de sodium) est utilisée pour rendre l’eau potable or sa surconsommation actuelle met en péril son approvisionnement pour potabiliser l’eau brute. De plus, les rejets de désinfectants dans les eaux usées altèrent le
fonctionnement des stations d’épuration qui utilisent des bactéries pour épurer les égouts. Les rejets au milieu naturel s’ajoutent aux désinfectants répandus hors de tout réseau d’assainissement sur les voiries, les parkings, les milieux extérieurs, et l’ensemble provoque
un déséquilibre de la microfaune et de la flore des milieux naturels récepteurs, allant jusqu’à favoriser la résistance bactérienne aux antibiotiques », explique le Dr Carenco.
Enfin, les centres antipoison constatent une augmentation des appels de la population.
Quelle est la position des multiples administrations en charge de ce sujet ?
Le C2DS et l’agence Primum Non Nocere s’inquiètent du silence de nombreuses agences et administrations publiques concernées par ce sujet.
Quelle est la position du ministère de la Transition écologique et solidaire sur les recommandations officielles qui entraînent le non-respect du code de l’Environnement ?
Quelle est la position des agences régionales de santé qui s’enquièrent de la présence de pesticides dans l’eau, mais ne s’intéressent pas à celle des biocides ?
Que disent les organismes chargés de la gestion et la qualité de l’eau ?
La « police de l’eau » s’appuie sur des réseaux d’alertes et de mesures et des laboratoires d’analyses (chimie, physique, toxicologie, écotoxicologie, hydrologie, hydrogéologie…). Qu’en disent les 6 Agences de l’eau, la Direction départementale des territoires (DDT),
l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), la Mission inter-services de l’eau et de la nature (MISEN) pôle de coordination, ainsi que les maires ?
A propos ?
Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS)
Association de loi 1901, le Comité pour le développement durable en santé (C2DS) fédère plus de 500 établissements sanitaires et médico-sociaux de tout type d’activité et de tout statut juridique, engagés ou souhaitant s’engager dans une démarche de développement durable. Il met à disposition de ses adhérents de l’information, des outils opérationnels et de mobilisation, et des formations.
Primum Non Nocere®
L’agence PNN est une des premières entreprises à mission depuis la loi Pacte en janvier 2020. Elle est fidèle à sa raison d’être inscrite dans ses statuts : « promouvoir un développement pérenne préservant l’environnement et la santé de chacun ». PNN est une agence de conseil et d’accompagnement en développement durable et en santé environnementale notamment dans les secteurs sanitaire et médico-social depuis 10 ans.

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Coronavirus : la désinfection chimique ne doit pas devenir une obligation ! Prenons soin de notre planète !